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Les 10 Dangers du Football

1. Traumatismes crâniens

Les traumatismes crâniens sont des chocs sur le crâne qui peuvent entraîner des lésions graves. En cas de perte de connaissance même brève, la recherche de conséquences neurologiques devra être systématiquement initiée.

Nature de la lésion

La contusion cérébrale est de gravité variable associée à des plaies superficielles ou à des fractures et dicte une attitude énergique. Devant une perte de conscience même brève, il faudra d’assurer qu’il n’y a pas de lésions génératrices de séquelles neurologiques graves.

Thérapeutiques appropriées

Il faut immédiatement sortir la victime du terrain, la mettre en observation pendant 24 h et lui faire subir d’éventuels examens. Le scanner s’impose. L’IRM peut se justifier. L’existence d’un hématome intracérébral impose une évacuation d’urgence et la mise en oeuvre d’un traitement neurochirurgical alors qu’une fracture du crâne sans déplacement et sans hématome ne nécessite aucun traitement et se remet en l’espace d’une semaine.

Complications éventuelles

Elles sont dominées par la présence d’un hématome intra-cérébral dont le risque vital nécessite une hospitalisation en urgence et un traitement neurochirurgical.

Délai d’immobilisation

Il est fonction de la gravité du traumatisme. Une contusion simple requiert 2 à 3 semaines de mise à l’écart de la vie sportive. La récupération est beaucoup plus lente en cas de contusion cérébrale et d’hématome qui imposent l’évacuation du blessé en urgence.

 

 

2. Luxation de l’épaule

La luxation de l’épaule est courante dans les sports de contact. Elle concerne l'articulation entre la clavicule et l'omoplate. Découvrez l’essentiel sur la principale blessure des membres supérieurs.

Nature de la lésion

De loin la plus fréquente parmi les luxations touchant les membres supérieurs, elle est la conséquence de chocs directs antéro-posterieurs entre joueurs, de chutes et produit avec la rupture des ligaments une incapacité immédiate.

Thérapeutiques appropriées

Il est important de déterminer le type de luxation avant d’éliminer la fracture luxation sur la base de la radiographie.

La luxation de l’épaule impose une réduction de la luxation suivie d’une immobilisation pendant 2 à 3 semaines qui précède la période de rééducation.

Complications éventuelles

Il existe un risque de récidive qui peut justifier l’opportunité d’une chirurgie.

 

 

3. Luxation des tendons péroniers

La luxation de ces tendons de la cheville touche autant les hommes que les femmes suite à un traumatisme direct. A ce titre, le football apparaît comme un sport particulièrement à risque pour ce genre de traumatisme.

Nature de la lésion

Les tendons péroniers latéraux se luxent en avant de la malléole externe. Le mécanisme peut être proche de celui de l’entorse externe de la cheville.

Il est important de la différencier de l’entorse de la cheville décrite plus haut. Le constat d’une grosse cheville extrêmement douloureuse peut égarer, voire retarder le diagnostic. Il faut pratiquer un examen clinique si possible dans les minutes qui suivent la luxation. En cas de doute, lorsqu’on ne voit le patient que le lendemain matin au cabinet du spécialiste, il arrive qu’on pratique une IRM pour bien différencier ces deux pathologies qui imposent chacune, une attitude spécifique.

Les thérapeutiques appropriées

La luxation des tendons péroniers est une indication de la chirurgie d’emblée alors qu’une attelle suffit amplement pour une entorse de cheville.

Complications éventuelles

Contrairement au traitement d’une entorse qui peut toujours être poursuivi et modifié, il faut craindre une récidive fréquente dans ce type de traumatisme si le diagnostic n’est pas bien posé initialement.

 

4. Les traumatismes musculaires

Les sportifs de haut niveau ne sont pas les seules victimes de traumatismes musculaires. Découvrez l’essentiel sur ces accidents.

Nature des lésions

Il existe deux types de traumatisme : le coup direct (la béquille) et l’étirement excessif du muscle survenant lors d’impulsion, de démarrage violent. Ces lésions sont plus fréquentes au-dessus de 30 ans, chez les sujets raides, au mauvais entraînement et échauffement, avec une faible hygiène diététique. Les ischios jambiers sont plus atteints que le quadriceps ou les muscles du mollet.

Thérapeutiques

Le geste initial commun à toutes ces lésions est le glaçage et le bandage compressif le plus tôt possible. L’examen clinique est difficile en général et des examens complémentaires sont nécessaires. Il y a des lésions de gravités différentes. Les moins graves. Simple contracture, élongation et contusion bénigne. Une échographie précisera cette situation. Un repos court suivi de rééducation permet une reprise en 2 à 3 semaines.

Plus grave est le claquage. Il s’agit là de ruptures de plusieurs fibres. L’échographie ou l’IRM permet d’apprécier l’importance de l’hématome et de la lésion musculaire. Une rééducation progressive en diverses étapes permet une reprise sportive en 6 à 8 semaines. Le plus grave étant la rupture totale et la désinsertion musculaire. Cliniquement une encoche musculaire est visible. En règle générale on renonce à toute opération excepté parfois chez le sportif de très haut niveau. Le temps d’indisponibilité sportive est de l’ordre de 3 à 6 mois.

Complications éventuelles

Elles sont nombreuses. La plus fréquente est la récidive de la lésion en général due à une reprise trop précoce. L’hématome enkysté, l’ossification post-traumatique, la persistance d’une cicatrice fibreuse sont autant de situation nécessitant une thérapeutique appropriée et repoussant de plusieurs semaines la reprise sportive.

 

5. Rupture du ligament croisé antérieur du genou

Le ligament croisé antérieur est un des quatre ligaments du genou. Il assure la plus grande part de l’équilibre du genou. Son atteinte est ainsi très grave car elle compromet la stabilité du genou.

Causes du traumatisme

Moins fréquente que l’entorse de cheville, la rupture du LCA est la lésion la plus grave et découle de la pratique même du football qui multiplie les tacles et les brusques changements de direction.

Nature de la lésion

Rarement isolée, la lésion se présente le plus souvent associée à des lésions méniscales, cartilagineuses, ligamentaires qui retardent la reprise de l’activité sportive.

Thérapeutiques appropriées

Après examen clinique et IRM on étudie au cas par cas l’opportunité d’une autogreffe en urgence ou, différée dans la plupart des cas, ce qui permet la cicatrisation spontanée de certaines lésions et la mise en oeuvre d’un traitement fonctionnel préopératoire.

L’autogreffe est une intervention satisfaisante qui bénéficie d’un très faible taux de récidive. Bien qu’elle ne rende pas le genou totalement "indestructible", elle ne l’affaiblit pas. Si la chirurgie par autogreffe s’impose chez le sportif de haute compétition dont le genou est soumis à de constantes sollicitations notamment dans ce type de sport contact, elle se discute chez d’autres patients au profit d’un traitement orthopédique.

Les complications éventuelles

Il faut savoir qu’une rupture du LCA non opérée est généralement source d’arthrose à long terme, au bout de 15/20 ans chez 80 % des sportifs et ce, par le biais des lésions méniscales. L’instabilité dont se plaignent les patients sera appréciée en fonction de l’importance de la gêne fonctionnelle.

Reste à évaluer le nombre de fois où le genou se dérobe. Une fois par jour en montant un escalier ? Une fois par semaine ? Très fréquemment ? Cette instabilité est-elle réellement invalidante ? Observe-t-on des cofacteurs tel qu’un surpoids susceptible de fragiliser à son tour les articulations ?

Les complications du type arthrose ou instabilité sont étroitement associées à la nature du traumatisme. Ainsi une rupture du LCA isolée évoluera mieux qu’une rupture du LCA qui se complique de lésions méniscales et cartilagineuses. Quant au risque de rupture du LCA de l’autre genou, il existe, mais reste très exceptionnel (10-15 %), le foot, contrairement au vélo, étant considéré comme une activité asymétrique et à risque. Cette opération efficace pour le contrôle de la stabilité du genou, diminue le risque d’arthrose à 10-15 ans, mais sans l’éliminer totalement (10à15 %).

Le délai d’indisponibilité

En règle générale, après une intervention chirurgicale de type autogreffe, il faut respecter le temps nécessaire à l’incorporation de la greffe par l’organisme. Ce délai de cicatrisation ligamentaire est estimé à 6 mois.

Si la reprise d’activités dans l’axe comme le jogging, la natation, le vélo est théoriquement possible vers le 3e, 4e mois, les sports de pivot contact comme le foot sont difficilement envisageables avant le 6e mois. L’athlète retrouve véritablement confiance vers le 8e, 10e mois…

 

6. Rupture du tendon rotulien

Encore plus grave que la rupture du tendon d’Achille, notamment lorsqu’elle est complète, la rupture du tendon rotulien a tendance à survenir chez le sportif vieillissant qui a dans son passé reçu des infiltrations de cortisone. Le diagnostic est essentiellement clinique. En cas de doute, une échographie sera indiquée. En l’absence d’un diagnostic précis, cette rupture peut évoquer une tendinite alors qu’il s’agit d’une rupture partielle du tendon rotulien.

Thérapeutiques appropriées

Vu les séquelles fonctionnelles, une intervention chirurgicale est nécessaire. Il faut réinsérer ou suturer le tendon rotulien. On peut recourir à diverses techniques

Complications éventuelles

La seule, mais elle est fonctionnellement redoutable, c’est la survenue d’une récidive de la rupture. C’est la conséquence de sollicitations excessives trop précoces.

Délai d’indisponibilité

Ce traumatisme est grevé d’une longue période d’immobilisation postopératoire. La fragilité exceptionnelle du tendon rotulien va de pair avec une longue cicatrisation. Il faut attendre 6-8, voire 12 mois avant de retaper dans un ballon. La rééducation, d’une durée variable, vise dans un premier temps à recouvrer les amplitudes articulaires, à faire dégonfler l’articulation pour la rendre mobile avant d’entreprendre une indispensable musculation.

 

 

7. Fracture de la jambe

Depuis que l’on recourt à la généralisation des systèmes protégeant les tibias de joueurs, on constate une nette diminution des fractures de jambe qui, de toutes façons, bénéficient d’un bon pronostic.

Nature de la lésion

Deux types de fractures peuvent se présenter : la fracture classique et la fracture ouverte. Face à une fracture déplacée et très ouverte, il faut veiller au risque d’infection. Très spectaculaire cette fracture est immédiatement identifiable. On pratique une radio.

Thérapeutiques appropriées

La fracture de jambe impose une prise en charge immédiate sur le terrain : ramassage doux et immobilisation provisoire. Un os bien opéré (ostéosynthèse) non infecté se consolide en 3 mois sans laisser de séquelle contrairement aux autres lésions ligamentaires telles qu’une entorse grave du genou même correctement traitée.

Le traitement orthopédique, en l’occurrence, la pose d’un plâtre, est réservé aux fractures stables non déplacées.

Complications éventuelles

En cas de fracture ouverte, on peut redouter une infection compte tenu de la souillure de la terre ou une phlébite car en perçant la peau, l’os a pu endommager des vaisseaux sanguins et des muscles. Un traitement chirurgical énergique en urgence et la mise en place d’une antibiothérapie est capitale.

Délai d’indisponibilité

L’indisponibilité sportive est en général de 3 mois. La consolidation sera plus lente en cas de fracture ouverte.

L’immobilisation et la date de reprise d’appui est en fonction du type de fracture et de la qualité de l’ostéosynthèse.

 

 

8. Rupture du tendon d’Achille

Rare et très douloureuse, ce traumatisme survient en cas de mauvaise réception après un saut ou une contraction brutale. Son traitement relève de la chirurgie, notamment chez le sportif de haut niveau.

Cause du traumatisme

Cette pathologie rare et délicate survient à l’occasion d’une mauvaise réception après un saut et une contraction brutale du triceps. Il ne s’agit nullement d’un faux mouvement, ni d’un choc direct. Quelles que soient les circonstances, on ne peut plus marcher.

Nature de la lésion

Le joueur est alors incapable de se relever, de marcher. Il doit se soumettre à une immobilisation complète. Le diagnostic est essentiellement clinique ; en cas de doute, on pratique une échographie.

Les thérapeutiques appropriées

Il n’existe pas de consensus concernant le traitement du sportif amateur de bas niveau. Un homme de 50 ans sera souvent plâtré s’il n’existe pas de déplacement. On a coutume de conseiller une chirurgie réparatrice pour le sportif de moyen et de haut niveau. Là encore les techniques varient. Lorsque la chirurgie est préconisée, elle est pratiquée dans les jours qui suivent l’accident.

Complications éventuelles

Une rupture du tendon d’Achille mal prise en charge justifie une réparation secondaire elle-même fort délicate et souvent insatisfaisante.

Délai d’indisponibilité

Il existe une totale incompatibilité avec la reprise du sport et une impossibilité à remarcher tout de suite. La pose d’un plâtre immobilise le patient environ 6 semaines. La durée de l’immobilisation tend à diminuer grâce à l’amélioration des techniques moins invasives de réparation chirurgicale. Quoiqu’il en soit, la reprise du foot ne peut être envisagée avant 5 à 6 mois. Une réparation secondaire sera plus délicate et moins satisfaisante.

 

 

9. Fracture de la cheville

Les fractures de la cheville surviennent après un choc violent. Véritable cassure des os, elle constitue un important traumatisme. Découvrez l’essentiel sur cet accident qui ne touche pas que les sportifs.

Causes du traumatisme

Contrairement à l’entorse, la fracture de cheville se produit à la suite d’un choc direct, comme un coup de pied dans la malléole externe ou après un coup de pied sur le ballon. Le diagnostic repose sur une radiographie standard face-profil.

Thérapeutiques appropriées

Le consensus est le suivant : en l’absence de déplacement, on a recours à une immobilisation plâtrée de la cheville. Un déplacement quant à lui impose une chirurgie rapidement.

Délai d’indisponibilité

Il faut compter 2 à 3 mois d’indisponibilité entre la phase de consolidation de la fracture qui prend environ 6 semaines et la période de rééducation d’un mois au cours de laquelle le joueur reprend progressivement ses appuis. Une simple fissure corticale se rétablit plus vite.

 

 

10. L’entorse du ligament externe de la cheville

Contrairement à certains sports tel le ski qui ont pu observer une diminution du nombre d’entorses de cheville grâce à la généralisation de chaussures qui immobilisent complètement la cheville, celle-ci reste au foot et au ruby extrêmement exposée.

Causes du traumatisme

L’entorse de la cheville est la conséquence de faux mouvements latéraux. Ceux-ci surviennent à la course (changement de direction), en posant mal le pied sur un sol instable ou irrégulier ou à l’occasion d’un dérapage sur un terrain en mauvais état (exceptionnel chez le sportif de compétition) ou encore en roulant sur le ballon.

Nature de la lésion

Le diagnostic, relativement facile, repose sur un examen clinique pratiqué sur le terrain. En cas de moindre doute clinique une radio de la cheville éliminera une fracture des malléoles, de l’astragale et de la base du 5emétatarsien. Une IRM peut être utile pour apprécier la gravité de certaines lésions apparemment plus complexes.

Les thérapeutiques appropriées

Le traitement est exceptionnellement chirurgical sauf s’il existe une luxation associée. La plupart du temps, le sportif de haut niveau reçoit un traitement fonctionnel. Les attelles immobilisent correctement la cheville au niveau du ligament externe tout en préservant la fonction de flexion extension qui permet de marcher. Cela accélère la cicatrisation et permet de ne pas exposer le sportif au phénomène de fonte musculaire liée à une immobilisation prolongée. Le traitement fonctionnel est prescrit pendant une durée moyenne de 3 semaines. Les traitements secondaires (ligamentoplastie) se montrent également efficaces sur les entorses récidivantes, en présence d’une d’instabilité chronique sur un ligament qui n’aurait pas cicatrisé tout seul.

Les complications éventuelles

Les entorses mal traitées, donnent des séquelles douloureuses sous forme d’instabilité, de douleurs, de blocages quasiment inéluctables chez le footballeur ayant pratiqué de longues années. C’est à l’origine d’une pathologie chronique extrêmement riche, pouvant aller jusqu’à l’arthrose, et qui nécessite parfois un traitement chirurgical pour enlever des ostéophytes (petites excroissances osseuses péri-articulaires) et corps étrangers couramment retrouvés au niveau des articulations portantes. Sous l’emprise de l’arthrose, la cheville a tendance à devenir raide et douloureuse.

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